Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan Zweig
Suite à la récente parution de "lettre à une inconnue" de Stefan Zweig, et au vu de tout le battage médiatique autour de ce roman, j'ai eu envie de m'intéresser à cet auteur. Pas vraiment à ce livre car je n'en ai pas entendu beaucoup de bien, et comme le hasard fait bien les choses, je tombe avant-hier sur les classique du livre de poche, et "24 heures de la vie d'une femme", et je me suis donc empressée de l'acheter (ainsi que "les liaisons dangereuses" que je veux lire depuis bien 10 ans).
4ème de couverture :
Scandale dans une pension de famille "comme il faut", sur la Côte d'Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée...
Seul le narrateur tente de comprendre cette "créature sans moralité", avec l'aide inattendue d'une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d'une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs, est une de ses plus incontestables réussites.
Précisons que la pension de famille est une sorte de dépendance d'un hôtel chic, ayant le jardin en commun. Mme Henriette, son mari et ses deux filles logent à l'hôtel, quand un soir, elle ne revient pas de sa promenade quotidienne sur le bord de mer. Le mari affolé prévient tout le monde, des employés sont envoyés sur le sentier côtier à la recherche de Mme Henriette, puis le mari trouve une lettre de sa femme dans sa chambre.
C'est au cours du dîner le lendemain que le scandale éclate, le narrateur prenant la défense de Mme Henriette. Mrs C... et le narrateur discuteront les jours suivant de cette "aventure", puis Mrs C... va se confier à lui, et lui raconter ces 24 heures de "folies", il y a 20 ans...
J'ai beaucoup aimé ce petit livre de 124 pages à peine, plein de vie et de rebondissements. Le style est très dynamique, et je pense me le procurer en allemand, et le relire dans sa langue originale.